L’impression typographique

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Gutenberg n’a pas vraiment inventé l’imprimerie comme on l’entend souvent mais a inventé le système de coulage de lettres mobiles en plomb ainsi que la première presse à impression typographique en s’inspirant de la presse à raisin.

La typographie

Ce système d’impression ypographique » utilise des encres à base d’huile, plus durables et plus résistantes que les encres à base d’eau utilisées avant l’arrivée de Gutenberg.

La composition typographique

Avant de passer à l’impression proprement dite, il faut composer les textes à l’aide de lettres en plomb. L’opérateur qui va aligner et mettre en forme tous les textes est appelé le compositeur typographe.

A l’aide du composteur (image du haut ci-contre), il va y ajouter les lettres une à une jusqu’à composer une phrase.

La difficulté de l’exercice réside dans le fait que le compositeur voit les lettres avec un retournement horizontal et vertical rendant la lecture difficile. IL peut facilement  confondre les b avec les d mais aussi avec les q et les p et bien d’autres pièges encore.

Toutes les lettres sont rangées dans une « Casse », tiroir avec plusieurs petites cases à l’intérieur. Chaque lettre est toujours située au même endroit quel que soit la police de caractères utilisées.

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La linotype

La machine appelée « Linotype » est née à la fin du 19è siècle aux états-unis.

Avec son système de fonderie de lettres en plomb et son clavier alpha-numérique, elle permettait de fondre et de créer rapidement des lignes de textes beaucoup plus rapidement qu’avec le système de composteur décrit ci-dessus.
La linotypie a révolutionné l’industrie de l’imprimerie en permettant une réactivité beaucoup plus grande, entre autres dans le secteur de la presse écrite.

Ce système a été privilégié pour des longs textes (journaux, romans, essais etc…) mais finalement pas toujours utilisé dans les imprimeries dites de labeur qui elles, avaient des besoins en composition plus restreints. Ces dernières étaient sur un marché différent du type lettres de deuils, cartes de visites, affiches, petits dépliants etc… par conséquent avec moins de textes à composer.

La mise en forme

Les lettres après composition soit avec le composteur soit avec la linotype, sont insérées dans une forme en fer correspondant au format imprimé. C’est à ce moment que la mise en page se fera.

Point que nous aborderons dans un autre article, l’unité de mesure utilisée en imprimerie jusqu’à la fin du 20è siècle est le Cicéro ou Douze.  Sachez simplement qu’un Cicéro ou un Douze (que vous retrouvez sur vos ordinateurs aujourd’hui) est égal 12 points (pt), le point valant environs 0,376 millimètres. Cette unité de mesure permettait à l’époque d’être plus précis que le système métrique.

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L'impression typographique

Une fois la forme mise en place sur la machine, un rouleau encreur vient déposer l’encre sur les caractères en relief puis la feuille est amenée automatiquement au contact des têtes de lettres déposant ainsi les caractères sur le papier. On parle de « pression » (40 tonnes/cm²) d’où le terme « impression ».

Le système d’impression typographique de Gutenberg s’est considérablement amélioré à la fin du 19è siècle avec la création de la célèbre presse Ofmi (construite dans les ateliers Heidelberg) que vous voyez ci-contre. Cette presse permettait une production allant jusqu’à 5000 feuilles heures améliorant ainsi considérablement la productivité des imprimeries. Ce système est encore utilisé aujourd’hui mais plus pour de l’artisanat que pour un véritable mode industriel.

Il a noté que ce système d’impression typographique appelé également de platine a évolué également vers des systèmes « cylindre » dans lesquels la feuille n’est plus déposée sur une surface plane mais enroulée sur un cylindre permettant ainsi de faire du plus grand format.

Voir également l’article sur les choix des supports print

 

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